Vous vous demandez peut-être parfois pourquoi une partie de votre photo est pleine de détails alors que le reste est sur ou sous-exposé.  Ce cas de figure arrive souvent lorsque la différence de lumière entre deux zones est importante, comme dans une église très sombre avec des vitraux très éclairés, ou encore lorsque l’on photographie un paysage, soit le ciel est bien exposé et le sol est sombre, soit le sol est bien exposé et le ciel surexposé ne présente aucun détail.  Pourtant, quand vous êtes dans l’église ou que vous regardez le paysage, vous les voyez bien tous ces détails dans les zones claires et sombres.  Pourquoi la photo ne ressemble pas à ce que vous avez vu ? Tout ça, c’est à cause de la plage dynamique de votre capteur photographique.  La plage (ou gamme) dynamique, est l’étendue de la perception des détails dans les zones claires et sombres. Lorsque l’on photographie un sujet, quel qu’il soit, il est évidemment important de connaître les fonctions de son appareil, mais aussi ses limites.  Et un appareil photo a une perception des détails bien inférieure à celle d’un œil humain. La plage dynamique de notre vision est très étendue parce que notre œil est aidé par notre cerveau.  En effet, l’œil regarde successivement et très rapidement les parties claires et sombres, le cerveau interprète ces informations pour former une image très détaillé.  En gros, on prend plusieurs photos à la fois, à différentes expositions et le cerveau les assemble pour créer une image globale. Le capteur, lui, ne prend qu’une photo à la fois.  Si vous avez réglé l’exposition pour avoir des détails dans les zones claires, il ne « verra » pas les zones foncées, et inversement.  Vous devrez donc faire un choix, soit vous réglez votre appareil pour les zones claires, soit pour les zones sombres. Pour obtenir une photo qui correspond à ce que l’on voit, donc avec une large plage dynamique, il faudra tricher et utiliser la technique du HDR. Le HDR, pour High Dynamic Range, grande gamme dynamique en français, consiste à fusionner au moins deux photos, voire une série, chacune avec une exposition différente pour chaque zone de l’image, c’est le bracketing.  Pour que toutes les photos soient cadrées de la même manière, il est important d’utiliser un trépied ou un support stable (votre sac à dos, une chaise, un muret, une table…).  La sensibilité iso devra être la même pour toutes les photos, ainsi que l’ouverture.  Si vous changez l’ouverture de votre diaphragme, vous modifiez la profondeur de champs et vous ne pourrez pas fusionner vos images.  Le seul paramètre qui change à chaque image est donc la vitesse d’obturation. Une fois votre série de photos réalisée, il vous faudra utiliser un logiciel pour les fusionner afin d’obtenir une seule image détaillée dans toutes les zones. Beaucoup de programmes de développement photo proposent une fonction HDR.  C’est le cas de Lightroom, Photoshop, Affinity Photo, donnant des résultats plus ou moins convaincants selon le logiciel (Affinity Photo a ma préférence).  D’autres sont exclusivement dédiés à la photographie en HDR comme Aurora HDR, HDR Darkroom, Luminance HDR…  Certains sont payants, d’autres en Open Source sont gratuits, le choix est vaste. En fonction des possibilités offertes par votre logiciel et de vos choix, vous obtiendrez des résultats très naturels ou complètement surréalistes. Images Wikipedia